03/12/2009

Le 3 décembre est la Journée internationale de la personne handicapée. Journée internationale de la personne handicapée : l’idée d’une carte d’accès unique fait son chemin

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Le 3 décembre est la «Journée internationale de la Personne handicapée». L’occasion pour Jean-Marc Delizée, Secrétaire d’Etat aux Affaires sociales chargé des Personnes handicapées de nous parler de son action en la matière au sein du gouvernement fédéral.

La journée internationale de la personne handicapée, l’occasion de sensibiliser le grand public à l’intégration de la personne en situation d’handicap ?

Jean-Marc Delizée : C’est effectivement l’occasion de rappeler que 10% de la population ont un handicap officiellement reconnu et que la politique menée en faveur la personne en situation d’handicap fait partie des priorités du parti Socialiste.

L’objectif de cette journée, c’est de promouvoir une meilleure compréhension des problèmes liés aux handicaps, de mobiliser les énergies pour assurer le respect de la dignité, les droits et le bien-être des personnes en situation d’handicap, de sensibiliser le public à l’insertion des personnes en situation d’handicap dans tous les domaines de la vie économique, sociale et culturelle.

Pour moi, le 3 décembre, c’est un défi quotidien! Je suis présent sur le terrain le plus souvent possible pour défendre les droits des personnes en situation d’handicap, avec les associations mais aussi sur le terrain local, régional, fédéral et européen.

Comment appréhendez-vous votre fonction ?

Jean-Marc Delizée : Une bonne gestion pour les personnes en situation d’handicap va au-delà de la simple surveillance du paiement correct et du respect des délais de traitement des allocations. Une politique efficiente doit avoir comme finalité l’intégration et la participation de ces personnes à la vie sociétale.

Pour cela, je dois agir dans plusieurs domaines et me concerter avec mes collègues, ministres fédéraux, régionaux et communautaires. C’est le cas notamment avec ma collègue à la Région Wallonne, Eliane TILLIEUX, avec laquelle je partage de nombreuses synergies et dont je salue l’action. En tant que Secrétaire d’Etat aux Affaires sociales chargé des Personnes handicapées, je suis le moteur d’une politique inclusive pour les personnes qui vivent avec un handicap. J’ai donc un rôle de coordinateur que j’assume avec beaucoup d’enthousiasme.

Quelles sont les actions menées au sein du gouvernement ?

Jean-Marc Delizée : Ce lundi, j’ai présenté, en Commission des Affaires sociales, ma note de politique générale. J’y ai décliné les principaux axes qui constitueront le socle de mon action politique.

Citons notamment:

- sensibiliser chacun de mes collègues (ministres fédéraux, régionaux et communautaires) aux problématiques des personnes en situation d’handicap. Je veux également poursuivre le dialogue avec les organisations et les associations.
Ex: Concertation avec la ministre de l’Intérieur sur les «SMS d’urgence».
 
- œuvrer à une meilleure information et une meilleure visibilité des services ou dispositifs existants: il est capital d’informer correctement et simplement les personnes en situation d’handicap sur leurs droits et les procédures à suivre pour les obtenir.
Ex: Simplification des documents administratifs afin de permettre aux personnes de remplir de façon plus aisée et autonome les documents en question et d’accélérer leur traitement par l’administration.

- faire mieux et plus vite: le traitement des dossiers des allocations sera accéléré et amélioré par l’informatisation progressive des procédures administratives et médicales.

Ex: Dorénavant, le SPF Finances transmet les informations nécessaires, au traitement du dossier, dans un délai d’un mois, au lieu de trois par le passé.

- initier une réflexion sur le système des allocations pour évaluer si le système actuel répond encore aux besoins des personnes en situation d’handicap.

- améliorer la participation de ces personnes à la vie sociétale, par une meilleure accessibilité (bâtiments publics, SNCB, poste, justice, assurances…) et une meilleure mobilité (cartes de stationnement notamment).

Je tiens également à rappeler les nouvelles mesures engrangées dans le cadre du budget 2010:

- la déductibilité fiscale des frais de garde pour les enfants lourdement handicapés sera prolongée de l'âge de 12 à 18 ans ;

- l'emploi des jeunes en situation d'handicap sera favorisé par la suppression des cotisations personnelles de sécurité sociale dès le 1er jour d'embauche ;

- l'effort budgétaire pour soutenir les situations de grande dépendance est consolidé.

Un défi qui vous tient particulièrement à cœur ?

Jean-Marc Delizée : Je veux faire bouger les choses et apporter des changements profonds Je ne serai donc pas un «Secrétaire d’Etat de passage». Un exemple: je suis un partisan de la refonte du système des allocations.

Le régime des allocations aux personnes handicapées (en vigueur depuis 1987) a connu différentes phases. Au fil du temps, il s’est complexifié au point d’en perdre sa cohérence.

Ce régime, de 20 ans d’âge, était fondé sur une vision statique de la personne handicapée. A l’époque, on n’imaginait pas que, par exemple, la personne handicapée puisse changer de travail, passer par le chômage, retrouver du travail, tomber en invalidité et connaître des changements importants dans la composition de son ménage.

Mener une vie comme tout un chacun, avec les réalités concrètes que cela représente, est une des revendications des personnes handicapées et des associations qui les représentent.

Je ne vois pas les personnes en situation d’handicap comme des «allocataires» mais comme des personnes qui participent pleinement à la vie sociale. Je prône un système adapté à la réalité.

Selon moi, il est également opportun d’initier une réflexion avec les spécialistes pour penser la refonte de ce régime des allocations. Un groupe de travail composé des représentants de l’administration, du Conseil Supérieur et d’experts externes sera mis sur pied. Il aura pour mission d’élaborer les lignes et principes de cette réforme axée sur le long terme.


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Journée internationale de la personne handicapée : l’idée d’une carte d’accès unique fait son chemin
 
Aujourd’hui est une journée un peu spéciale pour un Belge sur dix. En effet, le 3 décembre est la Journée internationale de la personne handicapée. C’est l’occasion pour Franco Séminara, sénateur PS et également en situation de handicap, et Philippe Mahoux, chef du groupe socialiste au Sénat, de faire le point sur leur proposition de loi visant à mettre en place une carte d’accès unique pour toute personne handicapée. Plus de 300 000 personnes seraient concernées par cette mesure.
 
En commission des Affaires sociales du sénat, la proposition a reçu un excellent accueil unanime. Une procédure de concertation devrait pouvoir être mise en place avec les entités fédérées car les compétences en la matière sont transversales.

La Belgique a mis en place certains droits et certaines facilités pour remédier à ces problèmes. Par exemple la carte de stationnement, la carte de réduction pour les transports publics et la carte d'accompagnateur.
 
Mais l’obtention de ces différentes cartes sont un véritable parcours du combattant pour les personnes dont l'autonomie est réduites : à cet égard, les auteurs de la proposition de loi rappellent clairement les difficultés rencontrées par les personnes pour faire valoir leur droit.
 
Franco Seminara et Philippe Mahoux veulent dès lors simplifier ces différentes procédures. Ils veulent faciliter cette démarche en permettant au seul service des Attestations pour la personne handicapée de fournir ce type de documents de manière groupée.
 
Les documents visés sont:
— la carte de stationnement pour l'ensemble des personnes concernées ci-dessus;
— la carte de réduction des transports en commun;
— la carte d'accompagnateur.
 
Afin d’économiser du temps et des coûts et pour simplifier la vie de personnes déjà affectées au quotidien par un handicap douloureux, les sénateurs PS proposent de remplacer les trois cartes existantes par une seule et même carte. Les personnes en situation de handicap disposeraient donc d’une carte à vie ! Plus besoin donc pour eux d’entreprendre des démarches multiples, longues et fastidieuses pour disposer et/ou renouveler les différentes cartes actuellement disponibles !
 
Pour parvenir à la définition d'une carte d'accès unique, Franco Seminara et Philippe Mahoux proposent en outre d'élargir les critères d'octroi de la carte de réduction des transports en commun à d'autres handicaps, dont ceux pris en considération pour l'octroi de la carte de stationnement.
 
Concrètement, la carte d'accès unique serait accordée aux personnes à mobilité réduite et aux personnes non voyantes ou malvoyantes. Elle donnerait droit à l'accès aux zones de stationnement réservées à la personne handicapée, l'accès gratuit aux transports en commun et la possibilité de se faire accompagner (par une personne ou un chien guide) sur base d'un seul titre de transport.

22:44 Écrit par Sourds et Malentendants Socialistes dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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