17/04/2009

Programme du PS de la Communauté Française. (pour les sourds et malentendants)

 

1.6.10. Inscrire La reforme du qualifiant dans le processus européen de réforme de l'enseignement et de la formation professionnelle

Trente-deux pays dont ceux de l’Union européenne ont signé, en novembre 2002, la Déclaration de Copenhague qui jette les bases d’une harmonisation de l’enseignement et de la formation professionnelle. Un système européen detransfert de crédits (« ECVET » en anglais) permettra la mobilité d’un système national à l’autre, mais aussi d’un opérateur à l’autre.

Le PS sera attentif à inscrire les réformes prévues au niveau des Régions et de la Communauté en matière d’enseignement qualifiant et de formation professionnelle dans la dynamique européenne en cours. Il veillera également à préserver les spécificités de notre système qui ont fait leurs preuves.

1.7 Préserver la spécificité de l'enseignement spécialisé

Lélève à besoins éducatifs spécifiques a droit à l’épanouissement et au développement maximal de ses capacités d’apprentissage. L’enseignement spécialisé a un rôle primordial à jouer à cet égard.

La législature qui s’achève a permis d’engranger plusieurs avancées importantes comme la mise en oeuvre de la réforme de l’enseignement spécialisé professionnel, la création de nouveaux postes d’enseignants, la création de près de 130 nouveaux postes d’éducateur dans l’enseignement spécialisé de type 3 fondamental et secondaire ou encore la création d’un enseignement en immersion en langue des signes dans l’enseignement ordinaire.

Dans cette ligne, le PS a modifié le décret « missions » pour amener les écolesde l’enseignement ordinaire à collaborer davantage à l’intégration de tout élève à besoins spécifiques. Il s’agit d’instaurer effectivement un système individualisé d’accompagnement flexible adapté à chaque handicap, à chaque étape de la vie de l’élève à besoins spécifiques.

Au-delà de l’accessibilité des infrastructures scolaires, le PS propose :

 

des adaptations professionnelles, des méthodologies et pédagogies d’enseignement et d’évaluations adaptées et notamment la formation des enseignants en langue des signes et la formation d’interprètes en langue des signes ;

la reconnaissance statutaire de la spécificité du secteur de l’enseignement spécialisé (notamment en valorisant dans les règles de priorité l’expérience acquise dans celui-ci) ;

des adaptations de la formation du corps enseignant et des directions d’école, via la formation de base et la formation continuée ;

En outre, le PS veut :

améliorer la lutte contre la déscolarisation des élèves atteints de troubles sévères du comportement ;

mettre en place un accompagnement de qualité pour les élèves atteints d’un polyhandicap ou en situation d’autisme ;

soutenir l’intégration, dans l’enseignement ordinaire, des élèves à besoins spécifiques ;

des adaptations logistiques : cours traduits en braille, utilisation de supports audio et des TIC (accessibilité des notes de cours sur ordinateurs adaptés pour les élèves déficients visuels, suivi des cours via courriel en cas d’absence prolongée …), présence d’une traduction gestuelle ou d’un assistant personnel …

adapter la formation initiale par une meilleure information des futurs enseignants, qui seront tous amenés à intégrer des jeunes en situation de handicap dans l’enseignement « ordinaire ».

Enfin, le PS souhaite clarifier la procédure d’orientation vers l’enseignement spécialisé afin d'en valider la pertinence.


3.1.3 Favoriser un processus continu d'orientation

La scolarité des étudiants en situation de handicap s’interrompt très souvent à l’âge de 18 ans. Au terme de l’enseignement spécialisé, de nombreux jeunes en situation de handicap ne poursuivent pas d’études supérieures alors qu’ils en auraient les capacités. C’est pourtant la meilleure voie pour une intégration sociale réussie. Le PS sera particulièrement attentif à favoriser l’accès del’enseignement supérieur aux personnes en situation de handicap.

Les études supérieures sont moins accessibles aux étudiants handicapés en raison des surcoûts que pourraient générer leur handicap : copies en braille, assistant personnel, traduction gestuelle, mobilité …

Le PS propose donc d’adapter les bourses d’étude en fonction du surcoût que pourrait générer le handicap dans le cadre des études supérieures. Par ailleurs, outre l’accessibilité des infrastructures, il est également important de prévoir des aménagements de base au niveau de la logistique et des méthodes d’évaluation.

 


5. Une culture pour tous

La culture est l'un des piliers de la vie en société. Elle représente un outil fondamental permettant à la fois l’épanouissement individuel, l’émancipation et le renforcement des liens sociaux. Elle s’intègre également dans les stratégies de développement territorial.

Menés sous cette législature grâce à la participation d’artistes, de bénévoles, de professionnels, d’associations et du public, les Etats généraux de la Culture ont posé des bases concertées pour une véritable refondation de la politique culturelle en Communauté française.

Ce processus participatif a permis de fixer un certain nombre de priorités : garantir la diversité culturelle et soutenir la création, renforcer l’accessibilité et la participation de tous, accroître les financements et améliorer la gouvernance de la culture. Ces objectifs restant d’actualité, le PS poursuivra son action dans cette voie, en intégrant davantage l’impact des évolutions technologiques sur les pratiques et les publics.

 

5.1 Offrir la culture à tous les publics

En Wallonie et à Bruxelles, le déploiement des politiques culturelles s’appuie sur un réseau dense d’institutions et d’acteurs culturels : artistes et travailleurs des secteurs culturels, bibliothèques, centres culturels, centres d’expression et de créativité, opérateurs subventionnés dans le secteur du théâtre, de la danse et de la musique, un réseau de salles de cinéma d’art et d’essai, de salles de concerts et de librairies labellisées.

Cette culture est accessible au plus grand nombre grâce aux moyens publics qui y sont investis. Mais l’accessibilité à la culture dépasse les questions financières et impose également une réflexion sur les modalités d’accueil des publics dans les lieux culturels ainsi que sur la manière de sensibiliser tous les publics aux différents types de créations et au travail artistique.

Le PS propose de poursuivre une politique culturelle dont le centre de gravité est l’individu, quel que soit son âge, sa sensibilité, son niveau de revenus ou son origine.

Cette politique s’articule autour de plusieurs axes :

une culture accessible via une offre culturelle de proximité mais aussi parla recherche de synergies avec les Régions ;

des infrastructures accessibles aux personnes handicapées et l’ouverture de la programmation culturelle à la langue des signes ou au sous-titrage ;

des produits culturels rendus accessibles par la défense au niveaueuropéen d’un taux de TVA réduit à 6% ;

une politique tarifaire adaptée pour les usagers aux revenus faibles et les familles, impliquant les opérateurs culturels ;


 

 8.3 Soutenir un contenu de qualité, libre d'accés indépendant et accessible au plus grand nombre

La société de l’information se caractérise par des flux continus et diversifié de contenus et par une accessibilité immédiate à ceux-ci.

Pour le PS, il est essentiel d’aller au-delà de cette dimension et d’encourager le développement d’une société de la connaissance, c’est-à-dire l’émergence d’un large domaine public sur internet qui présente toutes les garanties de qualité et qui soit accessible à tous et, notamment, aux personnes handicapés.

Concrètement, pour encourager le développement d’une société de la connaissance, le PS propose :

*de favoriser l’émergence d’un domaine public riche en contenus,notamment par la numérisation des archives appartenant aux institutions culturelles ou scientifiques régionales, la mise en ligne d’études, de documents à vocation publique, des supports de cours des établissements de l’enseignement supérieur et de la promotion sociale … ;

• de susciter la participation citoyenne, particulièrement en encourageant les« communautés d’utilisateurs », pour une mise en commun et un partage des savoirs ;

• d’encourager l’utilisation des standards ouverts pour garantir un accèslibre des citoyens à tous les contenus ;

d’augmenter le nombre de sites accessibles aux personnes à besoins spécifiques (malvoyants, malentendants, sourds,…) ;

de poursuivre le développement des espaces publics numériques quipermettent aux citoyens qui n’ont pas d’ordinateur d’accéder dans un local public à l’informatique et à Internet, tout en poursuivant les actions menées en vue de favoriser l’achat d’un ordinateur par les ménages les plus démunis.

16:38 Écrit par Sourds et Malentendants Socialistes dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.