26/02/2009

La menace fait grand bruit (France).

 actualités générales


Le dialogue se renoue. Entre 400 et 1 000 personnes selon la police et les organisateurs ont défilé hier de la place Arnaud-Bernard vers la place Saint-Etienne pour protester contre la fermeture de l'association Iris (Institut de recherche sur les implications de la langue des signes) qui manque de fonds. Reçue en préfecture, une délégation a demandé « la restitution par l'Etat des 300 000 euros engagés depuis trois ans par Iris dans le dispositif d'éducation bilingue langue française-langue des signes (LSF) », a précisé Patrice Pawlak, le président de l'Institut. « La préfecture a compris l'urgence de la situation », a-t-il ajouté.

Développé dans la Ville rose en 1988, le dispositif d'Iris propose l'enseignement du programme de l'Education nationale par des professeurs malentendants ou entendants-signants à une centaine d'enfants sourds. Selon l'association, l'Education nationale s'était engagée en 2004 à les financer mais la caisse tarde à tomber, remettant ainsi en cause l'éducation bilingue. Et l'enjeu est de taille, puisque seuls Toulouse et Poitiers proposent ce genre de filière. Zoubida, mère de famille de deux enfants dont l'aîné est sourd, a même quitté travail et amis pour s'installer il y a six mois à Toulouse. « Nous venons de Belgique exprès pour que notre fils soit scolarisé dans de bonnes conditions. Au-delà de la menace de fermeture d'Iris, les interprètes LSF ont été supprimés de la vie scolaire, c'est-à-dire plus d'activités culturelles avec l'école pour mon fils. Ça fait beaucoup... », déplore-t-elle. Mais la famille n'envisage pas de repartir : « Le ministre doit payer », estime-t-elle. Sans réponse de sa part sous 24 h, l'Iris promet une « radicalisation du mouvement ».

Amandine Rancoule

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